Évasion fiscale : l’Afrique est-elle pauvre ou appauvrie ? | Ligne Directe, site d'informations

Dans un rapport qui apostrophe le tout prochain sommet du G7, la confédération d’ONG Oxfam dénonce les techniques d’évasion fiscale qui permettent aux multinationales de spolier l’Afrique. Des milliards de dollars sont en jeu…

Le continent africain est-il pauvre ou appauvri ? Au moment où de jeunes États renégocient les codes miniers qui rendaient possible un quasi-pillage de l’or ou de l’uranium du continent, c’est une autre saignée qui est mise à jour. Une saignée annuelle de l’ordre de 11 milliards de dollars. Le vecteur de cette hémorragie ? L’évasion fiscale.Retour ligne automatique
C’est Oxfam International – une confédération d’organisations non gouvernementales (ONG) de coopération au développement – qui épingle les multinationales occidentales. Soucieuse de lutter contre les injustices et la pauvreté, notamment sur le terrain économique, l’organisation a publié un rapport, mardi 2 juin, à quelques jours du sommet du G7 qui doit débuter, dimanche, dans le cadre mondain du château d’Elmau, en Allemagne. Ce document dévoile les stratagèmes qui permettent aux entreprises internationales d’échapper à la pression fiscale des pays africains, pays qui rendent pourtant leur succès possible. Des astuces multiples, à la limite de l’illégale fraude fiscale et de la tolérée optimisation…Retour ligne automatique
Tout en haut du podium des entourloupes se trouve le mensonge éhonté sur les prix de vente des biens et services échangés entre filiales. Les multinationales bidouillent ainsi ces “prix de transfert”. Une véritable falsification qui consiste à surévaluer les importations et sous-évaluer les exportations, réduisant comme peau de chagrin la déclaration de la valeur ajoutée concernée par le lieu de production. Mais le chagrin, il est pour l’autorité fiscale locale qui, suite à ce jeu de bonneteau, est amenée à taxer des montants dérisoires.Retour ligne automatique
Les Occidentaux peuvent-ils ignorer, quand ils jouent les généreux donateurs aux pays du Sud, que des sommes comparables à l’aide publique au développement reviennent illégitimement vers leurs contrées ?Retour ligne automatique
Ce subterfuge n’est pas la seule technique d’optimisation. Oxfam dénonce une autre pratique à la limite de la déontologie : la mise en concurrence des États. Parce qu’ils ont besoin d’investissements étrangers qui pourraient choisir d’autres destinations, des pays en voie de développement acceptent des conditions d’implantations des multinationales qui s’avèrent bien souvent inéquitables.Retour ligne automatique
La confédération d’ONG prend à témoin les chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés de la planète, politiciens dont les discours récents sont truffés de condamnations de l’évasion fiscale. Les gouvernements occidentaux peuvent-ils fermer les yeux sur les pratiques, à l’étranger, de sociétés de leurs propres pays – même privées –, tout en montrant du doigt des pays étrangers qui les rendent possibles dans l’autre sens ? Peuvent-ils ignorer, quand ils jouent les généreux donateurs aux pays du Sud, que des sommes comparables à l’aide publique au développement reviennent illégitimement vers leurs contrées ?Retour ligne automatique
Oxfam demande au G7 une profonde réforme des règles internationales qui régissent la fiscalité des entreprises. La confédération souhaite que les multinationales déclarent leurs activités et leurs bénéfices filiale par filiale, pays par pays, projet par projet. Elle réclame également la création d’une organisation internationale spécialisée dans le règlement des litiges relatifs à l’impôt. C’est bien le cas, souligne-t-elle, pour le commerce ou le football…

JPEG - 117.5 ko

Gardes à vue dans l’affaire des sondages de l’Elysée

Six personnes parmi lesquelles l’ancien ministre UMP de l’Intérieur Claude Guéant ont été placées en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête sur des sondages et des prestations de communication commandés par l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, a-t-on appris de source judiciaire.Retour ligne automatique
Parmi ces six personnes figurent aussi Xavier Musca, ancien secrétaire général de la présidence et l’ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Emmanuelle Mignon. Xavier Musca est actuellement directeur général délégué de Crédit agricole SA.

Jean-Baptiste de Froment, qui était conseiller éducation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Julien Vaulpré, également ex-conseiller à l’Elysée, et le publicitaire Jean-Michel Goudard sont également en garde à vue, a-t-on ajouté.

Une information judiciaire a été ouverte pour favoritisme et détournement de fonds publics dans l’affaire dite des sondages de l’Elysée à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le plaignant estime qu’une bonne partie des sondages commandés par la société de Patrick Buisson Publifact, entre 2007 et 2009, n’avaient pas d’intérêt public lié à la fonction présidentielle. Sur la période 2010-2012, Anticor estime que certains sondages réalisés après appels d’offres ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle.

Sont également visés par leur plainte des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l’Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, tous deux conseillers et amis de Nicolas Sarkozy, soupçonnés d’avoir bénéficié de favoritisme. Selon Mediapart, toutes les études effectuées entre 2010 et 2012 ont “disparu”. D’où un élargissement de l’enquête à des faits de détournement et destruction d’archives publiques début octobre 2014.

“Messi est faux et provocateur”

JPEG - 79.8 koFISCALE

Jerzy Dudek, ancien gardien du Real Madrid (12 matches entre 2007 et 2011), publie un livre où il retrace son passage chez les Merengues. Le gardien polonais en profite pour égratigner le quadruple Ballon d’Or argentin et ses coéquipiers du Barça.De 2007 à 2011, Jerzy Dudek a été la doublure parfaite d’Iker Casillas au Real Madrid. Aujourd’hui à la retraite, le gardien polonais a sorti son autobiographie. Retour ligne automatique
Au menu : quelques anecdotes croustillantes sur Lionel Messi et les Clasicos.

“Lionel Messi a dit de telles grossièretés à Pepe et Sergio Ramos que c’est impossible à imaginer tant il donne l’impression d’être un type timide et bon en apparence. En réalité, il est faux et provocateur, assure Dudek dans son bouquin. Au même titre que Messi, le Barça de Guardiola vivait de la provocation. Ils étaient tellement préparés à la provocation qu’ils arrivaient à merveille à faire croire qu’ils en étaient victimes ! Cela a énormément agacé José Mourinho à l’époque. Il nous disait qu’on les respectait trop alors que eux n’avaient rien pour nous. Il ajoutait qu’ils passaient leur temps à se moquer de nous. Retour ligne automatique
Il nous a même soufflé dans les bronches quand nous sommes allés échanger nos maillots avec eux après la Manita”, souligne Jerzy Dudek dans son livre.

“Qui est le rat ?”Retour ligne automatique
Le 16 avril 2011, le Real Madrid affrontait le Barça en Liga (1-1). Le début d’un marathon de quatre Clasicos en 18 jours. José Mourinho prenait la décision de titulariser Pepe dans l’entrejeu. Mais cette information avait déjà été relayée par les médias espagnols. Ce qui avait eu le don d’irriter “The Happy One”.

“Il (José Mourinho) est arrivé dans le vestiaire comme un coup de tonnerre et s’est mis en colère contre nous, car la presse savait que Pepe allait jouer au milieu. Qui est le rat ? C’est toi Granero ? Il y a un rat ici et je ne vais pas arrêter avant de l’avoir découvert”, relate l’ancien gardien de Liverpool.

7sur7.be

(Visité 16 fois, 1 visite(s) aujourd'hui)

Repondre