Les avocats de Karim Wade sur l’avis du groupe consultatif des nations unies « Les Nations-Unies ont les moyens de contraindre le Sénégal » | Ligne Directe, site d'informations

lignedirecte.sn – Le Sénégal a intérêt à appliquer l’avis du Groupe de travail des Nations-Unies exigeant la libération de Karim Wade. L’invite a été faite par les avocats de Karim Wade qui mettent en garde contre toute ’’fuite en avant’’.

Selon les avocats de Karim Wade qui faisaient face à la presse ce jeudi 4 juin 2015, les Nations-Unies ont des moyens pour contraindre le Sénégal à respecter l’avis émis par le Groupe de travail.

C’est pourquoi, Me Ciré Clédor Ly invite le gouvernement sénégalais « à faire attention » dans la mesure où, argue-t-il, le Groupe consultatif est un organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations unies et le Sénégal a signé les conventions et pactes internationaux.

Contrairement aux arguments avancés par certaines autorités sénégalaises, Me Seydou Diagne renseigne que « les avis et recommandations sont une source du droit international et revêtent un caractère obligatoire contre les Etats membres des nations unies ». Mieux, concernant l’affaire Wade, Me Ly relève que la décision rendue « est pratiquement fondée » sur le droit sénégalais.

C’est pourquoi, les avocats sont très remontés contre les critiques faites par le ministre de la Justice ainsi que Me El Hadj Diouf par rapport à la décision.
« C’est une sortie très malheureuse et très maladroite. Comment on peut tenir de tels propos à l’endroit des Nations unies avec qui on collabore ? », s’est interrogé Me Demba Ciré Bathily.

Son confrère Me Madické Niang dit avoir mal parce que « les règles et valeurs qui font que le Sénégal était un pays admiré et respecté sont foulées au pied ». Et d’ajouter : « au lieu de répondre à des interpellations sur les arguments, on jette le discrédit sur le Groupe. On veut les salir parce que le droit a été dit ».
Aussi invite-t-il le gouverneur à « revenir à la raison ». « Le Sénégal doit corriger et revoir son langage vis-à-vis des nations unies. C’est un langage ordurier qu’ils ont utilisé », renchérit Me Ly. Aussi invite-t-il la Cour suprême à tirer les conséquences de l’avis du Groupe de travail. Avant d’exiger la libération immédiate de Karim Wade. Il estime également que l’Union africaine doit l’exiger aussi.

(Visité 21 fois, 1 visite(s) aujourd'hui)

Repondre